CFA 2 Saint-Louis pas récompensé
CFA 2 Saint-Louis pas récompensé par Marc Wilb
Amin Tighazoui (ici entre Martin et Sichi), meilleur homme sur le terrain, a ouvert le score, avant de devoir céder sa place, touché à l’adducteur gauche. Le tournant du match. Photo Darek Szuster
Auteur d’une première mi-temps de toute beauté, le FC Saint-Louis/Neuweg a fini par s’incliner devant le Racing-Club de Strasbourg (1-2), hier en début de soirée. Les mots échangés dans le vestiaire strasbourgeois à la mi-temps ont porté leurs fruits.
On n’en connaîtra pas la teneur. Mais le ton a dû monter hier peu avant 19 h dans le vestiaire strasbourgeois. À ce moment, le Racing était revenu miraculeusement au score, après avoir livré 45 minutes indignes de son rang de leader.
Le FC Saint-Louis/Neuweg avait mordu à pleines dents dans ce derby, avide de montrer qu’il avait la qualité pour tenir tête aux meilleurs. Tighazoui, dans tous les bons coups par son coup de rein et ses accélérations, s’était trouvé à point nommé pour ouvrir le score, à la suite d’une frappe contrée de Perez, transformée en passe décisive par Anatole (26 e).
Mais les locaux allaient surtout regretter le quart d’heure suivant. À peine une minute après l’ouverture du score, Perez frappait parfaitement des 20 m mais voyait Kehi détourner du bout des doigts le ballon sur son poteau (27 e). Puis Degrette, qui avait remplacé trois minutes plus tôt Tighazoui, touché à l’adducteur gauche, devançait Kehi et adressait un centre au second poteau que Goepfert, lancé à toute vitesse, ne parvenait pas à redresser de la tête. « Nous avons réussi une super entame de match, analyse Cédric Decker, l’entraîneur ludovicien. Pour une fois, nous en avons été récompensés, parce que nous avions la maîtrise du jeu et les occasions. Mais nous n’avons pas su profiter de ce temps fort. Et le scénario a été cruel avec nous, avec cette égalisation juste avant la pause ».
À la 43 e, suite à un ballon mal renvoyé par l’arrière-garde locale, Martin trouvait Genghini dans le paquet, lequel se tournait bien et trompait Roche. « Nous avons été efficaces à ce moment-là, reconnaît François Keller, l’entraîneur strasbourgeois. Nous ne pouvons pas débuter aussi mal nos matches, voir ce qui se passe et nous adapter à l’adversaire. Il faut être capable d’assumer notre jeu. Mais ensuite, nous avons autant dominé la seconde période que Saint-Louis a dominé la première ».
Au retour des vestiaires, le Racing était animé de toutes autres intentions. Soudain, le ballon est devenu insaisissable pour les locaux, obligés d’augmenter encore le rythme face à des Strasbourgeois enfin incisifs. Pinaud, lancé en profondeur par Sichi, plaçait la première banderille. Puis Genghini, arrivé lancé, était déséquilibré juste avant la surface de réparation. Le coup franc de Martin, légèrement dévié par le mur, finissait au fond des filets de Rodolphe Roche (59 e).
Saint-Louis tentait bien un baroud d’honneur, avec des frappes lointaines de Degrette (61 e) et Garos (66 e) et un ballon chaud au cœur de la surface que Donzelot dégageait avec un peu de chance, mais le Racing maîtrisait les débats jusqu’au bout. « Quand on débute aussi mal, la mi-temps est importante, confiait François Keller. Nous nous sommes dit les choses. C’est moins mon discours de la pause que la réaction des joueurs qui nous a permis de réaliser une très bonne deuxième mi-temps.. Au-delà du résultat, je suis content de ce que nous avons produit. »
Marc Wilb
http://www.lalsace.fr/sport/2012/04/22/saint-louis-pas-recompense