Football Bini, un homme heureux

Publié le par mavie-mespassions-alsace.over-blog.fr

Football Bini, un homme heureux       par Pierre Chatelus

« La, la, la, mine de rien, la voilà qui revient, la chansonneeeeeette ». Yves Montand aura bien essayé à plusieurs reprises de lui couper la parole. Mais ce lundi midi, attablé au soleil devant un café noir et son paquet de cigarettes, il faut visiblement bien plus qu’une sonnerie de portable - en l’occurrence la sienne - pour refréner les ardeurs de Bruno Bini. De « [s] es filles » de l’équipe de France, l’Orléanais pourrait parler pendant des heures. Il a beau en diriger les destinées depuis 1997, son plaisir ne faiblit pas. « Rien que de les voir arriver avec le sourire au rendez-vous d’un début de stage, c’est mon bonheur », dit-il, en levant les yeux au ciel.

 Bruno Bini a presque tout connu avec « ses filles » de l’équipe de France. L’anonymat des premières saisons puis la notoriété grandissante ces deux dernières années. Il ne lui manque finalement que la gloire d’un grand succès. Pourquoi pas en août prochain, lors des JO de Londres ? Photo Denis Sollier


Bruno Bini a presque tout connu avec « ses filles » de l’équipe de France. L’anonymat des premières saisons puis la notoriété grandissante ces deux dernières années. Il ne lui manque finalement que la gloire d’un grand succès. Pourquoi pas en août prochain, lors des JO de Londres ? Photo Denis Sollier

 

 photo Darek Szuster

photo Darek Szuster

 

Nul besoin de gratter beaucoup plus au cours de l’interview pour se rendre à l’évidence : cet Orléanais de 57 ans détonne et dénote dans l’univers formaté du football, et encore bien davantage dans celui des cadres fédéraux. C’est sûrement ce qui lui vaut de ne pas avoir que des amis dans le milieu. Mais ça, à bien l’écouter, il doit s’en moquer comme de sa première paire de protège-tibias. Car le dernier demi-finaliste de la Coupe du monde 2011 est aujourd’hui un chef de tribu heureux et apaisé, parti de tellement loin que plus rien ne semble pouvoir l’atteindre. « En 2009, autrement dit hier, j’ai donné avant un quart de finale de l’Euro une conférence de presse avec ma capitaine devant un seul journaliste, et encore, c’était la fille du site internet de l’UEFA. Ça a duré trente secondes. Alors vous savez… »

« Demain sera encore une belle journée »

 

photo Darek Szuster

 

Voilà pour le chemin parcouru par le technicien tricolore, attendu désormais par une demi-douzaine de plumitifs en pleine campagne haut-rhinoise, à l’amorce d’un simple stage de préparation physique. « C’est vrai que la vie me donne beaucoup en ce moment, admet-il. J’en profite. De toute façon, j’ai toujours pris le parti de prendre ce qui vient. »

Des mots, rien que des mots ? Non, même pas. Très clairement, le bonhomme semble s’accommoder de toutes les contrariétés, fussent-elles olympiques. S’il est déçu de ne pas participer à la cérémonie d’ouverture des JO de Londres ? « Non, c’est comme ça, nous serons déjà dans notre compétition depuis deux jours. Et puis je préfère la cérémonie de clôture où toutes les nations sont mélangées. »

S’il comprend que le football soit autant tenu à l’écart des festivités (les Bleues joueront leurs matches à Glasgow) ? « C’est sûr que plus au Nord que ça, il y a le pôle Nord, mais on fera avec, tant pis. » S’il regrette de ne pas pouvoir vivre l’expérience au sein du village des athlètes ? « Non, parce qu’il y a quand même la possibilité de le découvrir si nous atteignons les demi-finales. Ça va nous donner un double objectif. »

photo Darek Szuster

 

 

On abdique. Bruno Bini est un bonze. Un éternel optimiste qui tente d’ailleurs d’insuffler sa philosophie de vie à ses filles en écrivant chaque soir un journal qu’il laisse ensuite en évidence dans l’hôtel, afin que chacun puisse le lire. Sur l’une des pages, toujours le même message : « Demain sera encore une belle journée ».

Pour le coup, l’entraîneur aux cheveux poivre et sel et au regard perçant a certainement raison. Car demain, l’équipe de France féminine disputera malgré tout les premiers Jeux Olympiques de son histoire. « Ce n’est pas rien », souffle celui dont les deux seules lettres « J » et « O » le renvoient immédiatement à la folle chevauchée de Marie-José Pérec en 1996. « Ce jour-là, j’ai vraiment eu l’impression qu’elle volait. Il s’est passé quelque chose, je n’avais jamais vu ça. C’était de l’art. C’était un tableau de maître. »

Est-ce que ses filles seront capables de lui offrir au mois d’août une digne reproduction ? Il n’en sait rien . « Mais ce sera forcément une belle aventure ».

http://www.lalsace.fr/sport/2012/06/22/bini-un-homme-heureux

 

 

L'Alsace

 

 

 

 

photo Darek Szuster

 

 

 

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Publié dans PASSION FOOTBALL

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D
<br /> Bonne semaine et à un de ces jours sur mon blog ! Pascal.<br />
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C
<br /> Blog(fermaton.over-blog.com),No-9. THÉORÈME CARTER. - Un homme heureux ?<br />
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