Racing Graeff : « Sauver le club »
Racing Graeff : « Sauver le club »
Bernard Graeff estime l’offre de Frédéric Sitterlé (ici à gauche aux côtés d’Henri Ancel) « foncièrement honnête et acceptable » et ne comprend pas que Jafar Hilali la rejette. Photo Jean-Marc Loos
S’il attribue à son fils Sébastien et à son groupe la paternité de l’offre transmise vendredi matin à Jafar Hilali pour racheter le RCS, Bernard Graeff n’en est pas moins l’homme qui se cache derrière l’ex-président Jacky Kientz. Il assure que son objectif est de sauver le club de la faillite, mais ne veut pas entrer en guerre contre les minoritaires alsaciens.
Il a tenu à cette mise au point préalable. « L’auteur de la proposition faite à Jafar Hilali vendredi matin pour racheter le Racing est mon fils Sébastien et son groupe. De la même façon, c’est son argent qu’il avait investi à l’époque où il était entré dans l’actionnariat du club lorsqu’Egon Gindorf était président (1). Bien sûr, mon fils, qui a 36 ans et sa propre société, vient naturellement discuter avec moi et me demander des conseils. Nous échangeons. Je viens du milieu du foot. J’ai été joueur professionnel (Ndlr : à l’AS Strasbourg et Ajaccio) et je connais un peu ce dont je parle. »
Joint hier en fin d’après-midi, Bernard Graeff ne s’est pas dérobé. Il n’a pas cherché à nier, ni à jouer les cachottiers, même s’il a tenu à spécifier qu’il n’était pour rien dans la proposition financière faite au propriétaire. Au détour des phrases, le naturel est cependant revenu au galop. Le « on » ou le « nous » a souvent remplacé le « il » censé évoquer son fils. « Aujourd’hui, le club est dans une impasse. Jafar Hilali avait annoncé qu’il abandonnerait le statut pro. Vendredi, Sébastien a fait une offre que J. Hilali - que ni mon fils ni moi ne connaissons - a refusée. Il nous a adressé une contre-proposition que Sébastien n’a pas acceptée. En particulier à cause de la levée de boucliers qu’a déclenchée notre offre. Jacky Kientz étant la seule personne que Hilali acceptait d’entendre, nous sommes passés par lui pour négocier. Notre idée, c’est de sauver le club. Et, donc, dans un premier temps, le statut pro. C’est un premier pas. »
La levée de boucliers évoquée par Bernard Graeff doit beaucoup à la charge lourde de Hilali contre les actionnaires minoritaires, titulaires d’un droit de préemption. Un droit, faut-il le rappeler, que la mairie avait exigé du propriétaire londonien en échange du rachat des bâtiments du centre de formation par la Ville de Strasbourg. Ce week-end, dans un mail aussi diplomatique que d’habitude, Jafar Hilali a tenté de forcer la main aux minoritaires (Robert Lohr, Dominique Pignatelli et Egon Gindorf) en leur demandant de renoncer à ce droit de préemption. Hier, ces derniers ont tenu à remettre les choses en perspective, dans un courrier retour adressé à l’homme de la City. Ils lui demandent de leur communiquer sous 24 heures le nom de l’acheteur potentiel, ainsi que le montant et les modalités de la cession envisagée. Faute de quoi – suggèrent-ils – ils ne pourront évidemment pas se positionner.
Assurant vouer le plus grand respect aux minoritaires ( « Egon Gindorf que je connais depuis 1970, dont j’ai été le salarié et qui habite à 5 minutes de chez moi sur la Côte d’Azur, Robert Lohr, que je ne connais pas, et Dominique Pignatelli qui a eu le courage d’injecter les deniers de son entreprise dans le club »), Bernard Graeff doit bien reconnaître qu’avec cette attaque frontale contre eux, « Jafar Hilali a mis la charrue avant les bœufs. » Et d’ajouter que lui-même n’exclut évidemment pas une discussion avec les minoritaires. « Je ne conçois pas non plus d’arriver au club sans un rapprochement avec la mairie. Je constate juste que pour l’instant, les conditions ne sont pas réunies pour travailler sereinement. Graeff and Co n’ont pas d’intérêt particulier à reprendre le club. Je ne peux juste pas me résoudre à ce que le Racing joue en CFA ou CFA 2. Même si nous ne rachetons pas, je serai le plus heureux si demain, le club remonte en Ligue 2, puis en Ligue 1. Nous ne faisons pas de fixation pour racheter le Racing. Je ne me battrai pas pour ça. »
Sur le contenu de l’offre formulée par son fils, B. Graeff n’entend pas entrer dans le détail. Mais il consent tout de même « qu’elle se rapproche de celle de Frédéric Sitterlé (2) à quelques centaines de milliers d’euros près. D’ailleurs, au regard de la situation, l’offre de Sitterlé me paraît foncièrement honnête et acceptable. Je ne comprends pas que Jafar Hilali la rejette. »
Il n’est pas le seul.
Stéphane Godin
(1) Actionnaire minoritaire à 31 %, il a quitté le Racing en septembre 2004 pour un désaccord sur la politique sportive menée par le directeur général de l’époque, Marc Keller, soutenu par Gindorf et les autres actionnaires.
(2) 1,6 million pour le rachat, plus 1 million en cas de remontée en L 2 dans les deux ans et un autre pour un retour en L 1 sous quatre années.
Les manipulations de Jafar
C’est encore un de ces tours de passe-passe dont Jafar Hilali est
coutumier. Mais celui-ci dépasse l’entendement tant la ficelle
est grosse. Hier, le propriétaire du RCS a transféré à Sébastien
Graeff un mail que lui aurait envoyé un certain Alexandre
Vernet, supposé représentant de Frédéric Sitterlé dont les
hommes de confiance ne sont autres que Patrick Adler, l’exvice-
président du RCS, et Henri Ancel. Le dénommé Vernet lui
écrit que « M. Sitterlé est prêt à revoir sensiblement à la
hausse sa proposition en cash. » Ce que le Haut-Rhinois dément
fermement : « Non, je ne révise aucune proposition. Je ne
négocie plus. » Bref, Hilali semble vouloir ainsi faire monter
artificiellement les enchères. Mais Bernard Graeff et Frédéric
Sitterlé n’étant pas des perdreaux de la dernière couvée, ils se
sont appelés pour tirer les choses au clair et apporter la preuve
que le mail est un faux.
| Prévision météorologique horaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| jeudi 16 juin | |||||||
| Heure | Prévisions | Temp. | temp. ressentie | Vent | Humidité | Risques de préc. | |
| 20h | | Pluie | 17° | 17° | 12 km/h OSO | 75 % | 95 % |
| 23h | | Averses | 16° | 16° | 8 km/h SSO | 92 % | 55 % |
| vendredi 17 juin | |||||||
| Heure | Prévisions | Temp. | temp. ressentie | Vent | Humidité | Risques de préc. | |
| 02h | | Averses | 15° | 15° | 8 km/h OSO | 94 % | 60 % |
| 05h | | Beau temps | 12° | 12° | 7 km/h OSO | 98 % | 25 % |
| 08h | | Beau temps | 15° | 15° | 5 km/h SO | 86 % | 10 % |
| 11h | | Nuageux | 20° | 20° | 5 km/h S | 50 % | 5 % |
| 14h | | En partie nuageux | 24° | 24° | 7 km/h S | 39 % | 5 % |
| 17h | | Nuageux | 27° | 27° | 9 km/h S | 39 % | 5 % |
| 20h | | Nuageux | 25° | 25° | 6 km/h SE | 50 % | 5 % |
| 23h | | Nuageux | 20° | 20° | 6 km/h SSE | 74 % | 50 % |
| samedi 18 juin | |||||||
| Heure | Prévisions | Temp. | temp. ressentie | Vent | Humidité | Risques de préc. | |
| 02h | | Averses | 19° | 19° | 11 km/h SSO | 85 % | 95 % |
| 05h | | Averses / Temps clair | 17° | 17° | 14 km/h OSO | 86 % | 90 % |
| 08h | | Averses / Temps clair | 15° | 15° | 19 km/h O | 78 % | 65 % |
| 11h | | Averses | 18° | 18° | 27 km/h O | 58 % | 70 % |
| 14h | | Averses / Temps clair | 19° | 19° | 26 km/h O | 49 % | 80 % |
| 17h | | Nuageux | 20° | 20° | 26 km/h OSO | 42 % | 45 % |