Radio Europe 1 salue «Mulhouuuse»…
Radio Europe 1 salue «Mulhouuuse»… par Hélène Poizat
8 h 45, l’entrée en piste de Nicolas Canteloup sous la tente d’Europe 1 se fait au pas de course et sous les applaudissements nourris du public. Photos Jean-François Frey
Europe 1 avait planté sa tente place de la Réunion, hier, pour toute une journée. Le public n’a pas manqué le rendez-vous avec les stars de la station.
« Si vous voyez une tente place de la Réunion, ce n’est pas un hommage à Mouammar Khadafi. C’est nous… » Il est autour de 8 h, Bruce Toussaint est à l’antenne et les auditeurs d’Europe 1 ont déjà été abondamment prévenus. Qu’on se le dise, la fameuse station de radio s’est « décentralisée » à Mulhouse, et après l’enregistrement de l’émission de Laurent Ruquier, jeudi soir au Théâtre de la Sinne, c’est sur la place et sous la tente que tout s’est passé hier pour une journée presque entière de direct (seule exception l’émission de Ruquier, en différé l’après-midi), en public.
Pour Mulhouse, dont le nom va être répété à l’envie toute la journée, une véritable « consécration » médiatique nationale et, à l’échelle locale, un petit événement. Bien vite, d’ailleurs, la tente se remplit. Dans le public des matinaux, Jacob et Sarah, 24 ans tous les deux : « On a déjà eu des autographes de Ruquier et Nikos Aliagas, et on est venu voir Bruce Toussaint. Et on reviendra sans doute ce soir. » Un autre spectateur a poussé la porte « comme ça, pour voir, un peu pour Nicolas Canteloup aussi. »
Il n’est pas le seul… Et lorsque, sur les coups de 8 h 45, le fameux humoriste entre en scène, foulée souple et crâne luisant sous les projecteurs, le public se déchaîne. Il ne le sait pas encore - mais il s’en doute, il va prendre sa première rafale de clichés humoristiques sur Mulhouse. « Nous sommes au cœur de l’actualité en direct de Tripoli, autour de nous la ville est dévastée… », lance Canteloup dans un pastiche de Marc-Olivier Fogiel. « Euh on est à Mulhouse aujourd’hui… », le reprend un confrère. « Ah bon ? Mais ne me dites pas que la ville est dans son état normal ! » Hurlements de rire sous la tente. La suite est à l’avenant. « Je comprends pourquoi dans Mulhouse, il y a loose. » Ou encore « Mulhouse, c’est une ville super en avance, rien qu’au niveau météo, on a déjà l’impression d’être en décembre. » À croire que le ciel, obstinément plombé hier matin - l’a fait exprès pour que l’Alsace soit à la hauteur de sa réputation météorologique. Et le pauvre Laurent Cabrol ne peut rien y faire.
Va, Nicolas Canteloup, pas vache, n’oublie quand même pas de saluer chaleureusement « les Mulhousois et les Mulhousoises ». Lesquels sont positivement ravis. « Canteloup, j’aime bien et c’est agréable de voir qu’il se passe un peu quelque chose à Mulhouse », confie ainsi Marie-Lou, une fidèle auditrice d’Europe 1.
Le spot d’info de 9 h consacre un « sujet » au futur TGV Rhin-Rhône avant que l’on ne reparle de Mulhouse, sérieusement cette fois, avec l’interview de Martin Biju-Duval, directeur d’exploitation de la Cité de l’auto. On évoque « la plus belle collection d’autos au monde », ainsi que « l’auto la plus chère au monde,la Bugatti royale Coupé Napoléon, estimée entre 35 et 50 millions d’euros ». Ben oui quoi, Mulhouse n’est pas que la capitale de la loose !
Il sera de nouveau question de l’histoire de la collection Schlumpf, plus tard et de façon nettement plus approfondie, avec l’interview de Richard Keller, conservateur du musée, et de notre confrère Raymond Couraud, lors de l’émission de Franck Ferrand, Au cœur de l’histoire.
La collection Schlumpf, à Mulhouse, on l’a tous déjà vue. En revanche, rencontrer « en vrai » Jean-Marc Morandini et Michel Drucker, c’est une première pour beaucoup… « Je suis venue pour Monsieur Drucker », avoue ainsi une vieille dame, tout émue, qui malgré ses jambes flageolantes préfère rester debout — « pour mieux voir. » Et le voilà, en chair en os et en gentillesse, pour recevoir le chanteur de variétés Patrick Fiori (grosse ovation pour lui aussi), dans son émission Faites entrer l’invité.
« Je suis content d’être de retour à Mulhouse, où je suis déjà venu plusieurs fois notamment pour interviewer Laure Manaudou qui s’est longtemps entraînée ici », rappelle à l’antenne l’animateur le plus célèbre du Paf, en saluant à moult reprises une ville « chaleureuse » et « un public parfait ». Heureusement, pour les vacheries, sa bande de joyeux chroniqueurs est là. Mathieu Madénian, par exemple : « Hier, Michel, tu m’as fait visiter tous les coins super de Mulhouse, j’ai passé 10 minutes très agréables..» Pas grave, le public mulhousien adore qu’on chambre sa ville.
Midi, son émission s’achève, Drucker est assailli par les demandeurs d’autographes, puis la tente se vide d’une partie de son public. Jean Rottner est attendu dans le journal de Guillaume Cahour mais avant lui, c’est l’heure de vérité pour un certain Cédric Hellmann. Le président du Rugby club de Mulhouse a en effet été invité pour évoquer l’effet Coupe du monde sur son club. Un petit verre d’eau et c’est parti pour une minute de gloire à laquelle ce modeste président n’aurait sans doute jamais osé croire !
par Hélène Poizat