Un samedi à Montreux ( 3 éme partie )
le lac Léman dans toute sa splendeur vu des hauteurs de Montreux
Le lac Léman (aussi appelé lac de Genève dans la plupart des pays est un grand lac d'origine glaciaire situé entre la Suisse et la France. Son nom, probablement d'origine celtique, nous est parvenu via le latin lacus Lemanus.
Le lac est en forme de croissant (ou virgule) ; le rivage nord et les deux extrémités sont suisses, le rivage sud est français. La frontière passe au milieu du lac.
Le Léman est traversé d'est en ouest par le Rhône. Sa formation a des origines multiples : plissement tectonique pour la partie du Grand-Lac et action du glacier du Rhône pour le Petit-Lac (entre Yvoire et Genève). Il s'est constitué lors du retrait du glacier du Rhône après la dernière période glaciaire, il y a près de 15 000 ans.
Le lac Léman reçoit les eaux de différentes rivières provenant de cantons suisses (Valais, Vaud, Fribourg et Genève) et départements français (Haute-Savoie, Ain) voisins. Parmi ces nombreux affluents, le Rhône est celui dont le débit est plus important. Les eaux du Rhône ne se mélangent pas en été avec celles du lac ; c'est le contraire en hiver(??). Il faut une douzaine d'années pour que les eaux du lac soient complètement brassées. Les eaux du Léman sont riches en substances dissoutes, notamment carbonate et sulfates de calcium et magnésium ; les matières en suspension sont décelables dans un milieu calme ; la quantité de ces matières arrivant au lac principalement par le Rhône se monte annuellement à 8 millions de tonnes
La qualité de l'eau s'est globalement améliorée depuis les années 1970. Cependant, le 2 avril 2008, les préfets de Savoie et de Haute-Savoie ont dû interdire la pêche pour consommation et commercialisation de l'omble chevalier
(Salvelinus alpinus) dans le lac Léman en raison de taux très élevés de polychlorobiphényles
(PCB) et de dioxines « supérieurs aux normes réglementaires » pour deux échantillons de ces poissons, « les rendant impropres à la consommation humaine et animale »[5
, « jusqu’à ce qu’il soit établi par des analyses officielles que ces mesures ne s’avèrent pas utiles à la maîtrise du risque pour la santé publique » en attendant qu'une enquête de l’Agence française de sécurité sanitaire de aliments (Afssa) précise l'ampleur du problème (la pêche sans consommation du poisson reste autorisée, ainsi que la baignade et les sports nautiques, les PCB étant faiblement solubles dans l’eau).
En 2009, il y avait 146 pêcheurs professionnels (151 en 2005, 146 depuis 2006), avec une moyenne d'âge de 42 ans (2006), et 7 884 pêcheurs de loisirs (6 086 en 2005, 7 340 en 2006) sur le Léman. Le total des prises se monte à 1 014 tonnes (650 tonnes en 2006, 778 tonnes en 2008) (soit 17 kg de poissons pêchés par hectare).
De nos jours, une trentaine d'espèces de poissons cohabitent dans le Léman, dont :
- le corégone, appelé localement féra, 360 tonnes pêchées en 2006 (310 tonnes en 2005) ;
- la perche dont on fait des filets, 485 tonnes pêchées en 2009 (234 tonnes en 2005, 224 tonnes en 2006, 305 tonnes en 2008);
- la truite lacustre, 11 tonnes pêchées en 2006 (27 tonnes en 2004, 17 tonnes en 2005) ; Certains spécimens peuvent atteindre 8 et 10 kilos.
- le très recherché omble chevalier, 14 tonnes pêchées en 2006 (68 tonnes en 2000, 9 tonnes en 2004, 17 tonnes en 2005), cependant ce poisson est très sensible au réchauffement car sa reproduction nécessite de l'eau très froide ;
- l'écrevisse américaine relâchée par erreur dans le lac dans les années 1980 a aujourd'hui colonisé ses eaux. Ce petit crustacé, très apprécié pour sa chair succulente, est aujourd'hui pêché pour fournir des restaurants.
Se trouvant sur un courant migratoire entre les Alpes et le Jura, le lac est une zone de prédilection pour de nombreux oiseaux. En provenant de Scandinavie ou même de Sibérie, 150 000 volatiles viennent y prendre leur quartier d'hiver, dont le grand cormoran, le harle bièvre, le grèbe huppé, le fuligule milouin, le fuligule morillon, la foulque macroule ou le goéland cendré[6].
Il y a également des espèces estivantes comme le goéland leucophée et la nette rousse ou le martinet noir et le milan noir sur le rivage et dans les villes.
On y trouve également des oiseaux sédentaires et nicheurs comme le cygne tubercule, le canard colvert, la mouette rieuse, le héron cendré, la foulque macroule, le fuligule morillon, le harle bièvre, le grèbe huppé, la poule d'eau
, le milan noir ou le grand cormoran.
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